[{"data":1,"prerenderedAt":301},["ShallowReactive",2],{"blog-sobriete-sens-et-strategie-le-regard-lucide-de-floriane-hurstel":3},{"id":4,"title":5,"body":6,"date":293,"description":294,"extension":295,"meta":296,"navigation":47,"path":297,"seo":298,"stem":299,"__hash__":300},"blog/blog/sobriete-sens-et-strategie-le-regard-lucide-de-floriane-hurstel.md","Sobriété, sens & stratégie : le regard lucide de Floriane Hurstel",{"type":7,"value":8,"toc":289},"minimal",[9,13,28,37,49,53,59,65,70,75,80,85,90,95,106,111,116,121,126,131,136,141,146,151,156,161,166,171,176,181,186,191,196,201,206,211,216,221,226,231,236,241,246,251,256,278,283,286],[10,11,5],"h1",{"id":12},"sobriété-sens-stratégie-le-regard-lucide-de-floriane-hurstel",[14,15,16,17,27],"p",{},"Dans le cadre de mon mémoire sur la communication responsable, j’ai échangé avec ",[18,19,23],"a",{"href":20,"rel":21},"https://www.linkedin.com/in/floriane-hurstel-336056197/",[22],"nofollow",[24,25,26],"strong",{},"Floriane Hurstel",", freelance engagée sur ces sujets. Ce moment, à l’origine pensé comme une simple interview, s’est révélé être une conversation riche et sincère.\nDans cet extrait, on parle d’éco-conception, de sobriété numérique, et de la manière dont Floriane concilie convictions écologiques et réalité des entreprises.\nUn échange authentique, sans filtre, que j’ai choisi de partager ici.",[14,29,30,31,36],{},"👉 Pour aller plus loin, vous pouvez consulter mon livre blanc à ",[18,32,35],{"href":33,"rel":34},"https://tally.so/r/wdpNzD",[22],"ce lien",".",[38,39,41,42],"div",{"style":40},"position: relative; padding-bottom: 56.25%; height: 0;","\n  ",[43,44],"iframe",{"src":45,"frameBorder":46,"allowFullScreen":47,"style":48},"https://www.youtube.com/embed/OFoPyIWpAGA","0",true,"position: absolute; width: 100%; height: 100%; left: 0;",[10,50,52],{"id":51},"retranscription","Retranscription",[14,54,55,58],{},[24,56,57],{},"Floriane"," : Alors… J’ai un parcours assez classique au départ. Je voulais faire de la communication, mais j’ai d’abord fait une année de droit. Très intéressant en culture générale, mais j’avais envie de faire un truc créatif. Et comme je vivais à Chambéry, et que je ne pouvais pas partir à cause de mon anxiété. J’ai eu la chance qu’il y ait un campus de l’INSEEC à Chambéry, une école de commerce. Je m’y suis réorientée avec l’objectif de me spécialiser dans la communication.\nJ’ai fait deux ans de bachelor, puis j’ai enchaîné avec de l’alternance dès que possible. C’était important pour moi d’entrer dans le monde professionnel, et aussi de rentabiliser mes études.\nEt à la fin de ma troisième année, j’ai eu une grosse remise en question. J’avais un besoin profond de m’engager sur des sujets écologiques et sociaux. Et je me suis demandé : \"Qu’est-ce que je fous là ?\". L’école de commerce, avec son côté très business, très orienté profit, ne me correspondait plus. Même en communication, on ne parle que de clics, de viralité… C’est à ce moment-là que je me suis tournée vers LinkedIn, où j’ai découvert des personnes qui m’inspiraient, et notamment la communication responsable.\nÇa m’a permis de reconnecter ce que j’aimais professionnellement avec ce que je suis en tant que personne. Et c’est là que j’ai décidé de continuer dans cette voie, en gardant la com’ mais en l’abordant autrement.\nEt ensuite j’ai fait un master en communication, publicité et stratégie digitale, toujours en alternance. Trois entreprises différentes en trois ans. Deux expériences très positives, et une qui ne s’est pas bien passée du tout. C’est ce qui m’a poussée à démissionner en cours d’année et à rejoindre le Village By CA pour ma dernière année.\nCes expériences ont confirmé mon envie d’être à mon compte. Le monde de l’entreprise, tel que je l’avais connu, ne me correspondait pas. Trop souvent, on place les intérêts de l’entreprise avant ceux des personnes. Et je n’ai pas envie de participer à ça.",[14,60,61,64],{},[24,62,63],{},"Baptiste"," : Donc, si je comprends bien, c’est en grande partie le fonctionnement hiérarchique de l’entreprise qui t’a poussée vers l’entrepreneuriat ?",[14,66,67,69],{},[24,68,57],{}," : Pas exactement. J’ai aucun souci avec la hiérarchie en soi, avoir un N+1 ou un N+2 ne me pose pas problème. Ce qui m’a pesé, c’est plutôt le manque d’humanité qu’on retrouve parfois. Et surtout, cette impression de ne pas vraiment savoir à quoi on contribue.\nPar exemple, quand je travaillais au Village, j’étais officiellement salariée du Crédit Agricole. Mais dans mon esprit, j’appartenais vraiment au Village, pas au Crédit Agricole. J’ai toujours fait une distinction très claire entre les deux. Parce que voilà, c’est une grosse structure, avec les travers que ça peut impliquer.",[14,71,72,74],{},[24,73,63],{}," : Du coup, ton orientation vers le freelancing, en communication responsable, s’est faite assez naturellement ?",[14,76,77,79],{},[24,78,57],{}," : Oui, complètement. Et surtout, tu verras dans tes recherches : la communication responsable n’est pas encore un sujet très présent en entreprise. C’est rare de voir des postes spécifiquement dédiés à ça. À moins d’être déjà chargée de communication et de réussir à faire évoluer ses missions, ce n’est pas un rôle défini.\nEt puis ici, dans une petite ville, ce sont des notions encore très méconnues.",[14,81,82,84],{},[24,83,63],{}," : Même aujourd’hui ?",[14,86,87,89],{},[24,88,57],{}," : Oui. Je commence à semer quelques graines, à en parler autour de moi depuis septembre. Mais il y a encore énormément de pédagogie à faire. Les gens ne savent tout simplement pas ce que c’est.",[14,91,92,94],{},[24,93,63],{}," : C’est clair. D’ailleurs, en ce moment, il y a une grosse tendance sur LinkedIn autour des \"starter packs\". Tout le monde publie le sien. Il y a eu beaucoup de buzz, et maintenant, on commence à voir le backlash. Mon entourage, plus sensibilisé aux enjeux responsables, critique cette surproduction de contenu et la pollution numérique qu’elle génère.",[14,96,97,103,104],{},[98,99],"img",{"alt":100,"src":101,"title":102},"Starter Pack","/image/starter-pack.webp","Une idée de Starter Pack générés par IA, qui ont innondé les réseaux en mars 2025"," ",[24,105,102],{},[14,107,108,110],{},[24,109,57],{}," : Exactement. C’est un vrai choc quand tu quittes ton cercle engagé en ligne pour te confronter à la réalité. J’avais un réseau très sensibilisé sur Instagram et LinkedIn. Des gens formés, au courant de ces sujets. Et puis, je suis arrivée dans la « vraie vie », et là, je me suis dit : mais comment ça, personne ne connaît ?\nL’entre-soi crée des bulles. Et on oublie que ce qu’on considère comme évident ne l’est pas du tout ailleurs.",[14,112,113,115],{},[24,114,63],{}," : Oui, je vois bien. Et avec l’arrivée de l’IA, j’imagine que tu le constates encore plus…",[14,117,118,120],{},[24,119,57],{}," : Clairement. Là où je travaille, je vois passer des porteurs de projet tous les jours. Et presque à chaque fois, leur solution miracle, c’est : \"on va le faire avec ChatGPT\". C’est devenu une rengaine. Dans le milieu de l’innovation, c’est l’argument phare.\nAlors oui, ça fait partie du paysage, mais j’en fais un peu une overdose. C’est pour ça que j’apprécie les moments où je peux échanger avec des gens qui partagent mes valeurs. Parce que dans les milieux plus traditionnels, ce sont encore des sujets évoqués.",[14,122,123,125],{},[24,124,63],{}," : Et aujourd’hui, tu accompagnes quel type de structures ? Des freelances, des PME, des grands groupes ?",[14,127,128,130],{},[24,129,57],{}," : Pour l’instant, je débute, donc je n’ai pas un portefeuille énorme. Je suis encore en phase de création d’entreprise. Les personnes que j’accompagne aujourd’hui, ce sont surtout des PME.",[14,132,133,135],{},[24,134,63],{}," : Les personnes que tu accompagnes aujourd’hui, elles viennent vers toi parce qu’elles veulent faire de la communication responsable ? Ou c’est toi qui amènes cette dimension ?",[14,137,138,140],{},[24,139,57],{}," : Non. En général, ce sont des entreprises qui essaient déjà de réduire leur impact global, que ce soit via la RSE ou d’autres actions internes. Moi, j’arrive comme une petite touche sur la partie communication, pour les aider à limiter leur impact sur leur communication.\nAprès, je vais pas vendre du rêve. Peut-être que je n’ai pas encore trouvé la bonne formule, mais aujourd’hui, ça fonctionne uniquement avec des entreprises très engagées, très sincères dans leur démarche. Parce que sinon, je me heurte à un mur. L’argument de l’image de marque ou de l’alignement avec les valeurs, ça ne suffit pas. Il faut que j’apporte une vraie valeur business.\nPar exemple, si tu fais un site éco-conçu, il sera plus rapide, donc mieux référencé. C’est cet avantage-là qui compte vraiment pour eux, pas le fait qu’il soit éco-responsable. Pareil pour le print – parce que j’ai fait une formation en design graphique responsable – je peux montrer comment on peut réduire les coûts d’impression. C’est ce type d’arguments qui les fait réagir.\nAu début, j’étais un peu dans un mode très idéaliste. Je parlais d’impact, d’image positive, d’agir pour la planète… Mais honnêtement, la plupart des entreprises s’en fichent. Même celles qui se disent engagées.\nMême les entreprises engagées ! J’ai bossé pour une start-up à impact, j’ai voulu mettre en place certaines actions responsables dans leur stratégie de contenu, mais rien à faire. Ils avaient besoin de créer du contenu, de suivre les tendances, même si ce n’était pas éthique. C’est aussi lié au modèle start-up, où il faut aller vite et faire de l’argent.",[14,142,143,145],{},[24,144,63],{}," : Oui, j’imagine qu’il y a cette dualité entre le rôle que la communication est censée avoir et la pression de devoir atteindre des objectifs rapidement. Du coup, ça te met dans une position difficile. Et donc, je comprends que c’est une vrai confrontation vis à vis de tes croyances personnelles.",[14,147,148,150],{},[24,149,57],{}," : En fait, je fais toujours la même chose mais j'essaye d’en parler différemment. Et je suis en train d’apprendre à reformuler mon discours pour qu’il parle plus aux entreprises. Parce que dans le fond, je fais toujours de la com responsable. Avec des accroches plus orientées bénéfices : gagner du temps, de l’argent, être plus efficace… Ce sont ces leviers-là qu’il faut activer si tu veux que ça fonctionne.\nJe travaille beaucoup là-dessus en ce moment. L’idée, c’est que quand tu bosses avec moi, tu fais de la communication. Mais cette communication, elle est forcément pensée autrement. C’est de la com responsable, ou rien. Je veux pas proposer autre chose. Par contre, j’apprends à mieux en parler, à mieux utiliser les bons mots. C’est un vrai apprentissage. Car tu es obligé de parler bénéfices auprès de tes clients, pour accompagner d’abord tes clients sur leur solutions souhaitée.",[14,152,153,155],{},[24,154,63],{}," : Donc l’approche responsable, c’est ta manière de faire. C’est ce que tu ajoutes à une prestation de communication classique, si je comprends bien ?",[14,157,158,160],{},[24,159,57],{}," : Oui, c’est ça. C’est la valeur ajoutée que je propose. Je ne vends pas la com responsable comme un bonus, c’est juste ma manière de travailler. Mais je sais que pour que les clients y adhèrent, je dois leur parler avec leurs codes, leurs attentes. Et c’est ce que j’essaie d’ajuster au quotidien.",[14,162,163,165],{},[24,164,63],{}," : Justement, on parle beaucoup de communication responsable, mais pour toi, concrètement, c’est quoi les fondements d’une communication responsable ?",[14,167,168,170],{},[24,169,57],{}," : Pour moi, il y a plusieurs axes. Il y a d’abord l’accessibilité, dans les contenus, dans la stratégie éditoriale. Ensuite, il y a l’éco-conception des supports, pour limiter l’impact environnemental. C’est assez classique, on parle de formats, de vidéos, de poids des fichiers, ce genre de choses. Et enfin, il y a la gouvernance, typiquement des réseaux sociaux par exemple. J’en parle beaucoup parce que c’est essentiel. Par exemple, est-ce qu’en tant que marque, tu veux vraiment être présente sur X (Twitter) ? Ou sur Meta ? Il n’y a pas de réponse toute faite, il n’y a pas de bien ou de mal. C’est une question de compromis.\nCe matin encore, j’étais à un événement de réseautage, et des gens me disaient que si tu n’es pas sur Facebook, Instagram ou LinkedIn, tu ne touches personne. C’est vrai. Si tu pars sur des outils libres comme Framasoft, l’audience est bien plus restreinte. Donc tout est une question de balance. Et je pense que c’est une réflexion qu’il faut vraiment avoir, surtout aujourd’hui. Que ce soit sur les outils digitaux, l’hébergement d’un site, ou même les partenaires avec qui tu bosses, que ce soit pour de l’impression ou pour les outils de gestion, il y a toujours des choix à faire.",[14,172,173,175],{},[24,174,63],{}," : Donc ton rôle, c’est d’apporter tous ces éléments pour aider le client à faire ses choix.",[14,177,178,180],{},[24,179,57],{}," : Exactement. Moi je leur donne toutes les infos, et c’est à eux de décider. Je ne suis pas là pour imposer une posture, je veux juste qu’ils fassent des choix en conscience.",[14,182,183,185],{},[24,184,63],{}," : Et ça devient de plus en plus compliqué. Je trouve que le monde de la communication est remis en question de partout. Entre l’infobésité, l’IA, le greenwashing... c’est difficile de s’y retrouver. On ne sait plus ce qui est vrai, ce qui est utile, ce qui est sincère. De manière générale, comment ont évolue face à tous ces faits ?",[14,187,188,190],{},[24,189,57],{}," : Moi j’essaye de m’appliquer certaines règles à moi-même déjà. Typiquement sur l’infobésité ou l’économie de l’attention. Je publie de manière raisonnable, en tant qu’entreprise. Et c’est un conseil que je donne aussi à mes clients. J’ai été chargée de com, je sais ce que c’est de devoir publier tous les jours, sur plusieurs plateformes. On te demande d’être partout, tout le temps.\nEt pourtant, dans les entreprises où j’ai bossé, il n’y avait aucune remise en question. Même à l’école, on m’a appris qu’il fallait publier un maximum, être présent partout. Et j’ai été diplômée l’année dernière. Ces réflexes sont profondément ancrés chez les communicants. Aujourd’hui, j’essaye d’en sortir. D’alléger.\nConcernant l’IA, je l’utilisais parfois, surtout pour corriger mes fautes d’orthographe. Mais je me suis vite rendu compte que derrière, il y avait une vraie pression de performance. On a peur de ne pas faire assez bien, ou on pense que l’IA fera mieux. On veut aller plus vite, produire du contenu parfait. Mais au final, ce n’est plus vraiment nous qui parlons.\nMoi, par exemple, j’avais peur de faire une faute dans un post LinkedIn. Je me disais que ça allait ruiner la crédibilité. Et puis un jour, je me suis dit : mais en fait, ce n’est pas grave. J’ai tué personne. Depuis janvier, j’ai arrêté d’utiliser l’IA même pour les fautes. Et j’essaye juste d’accepter qu’il y aura peut-être une coquille. Ce n’est pas la fin du monde. Je préfère ça plutôt que de céder à cette logique de performance à tout prix.",[14,192,193,195],{},[24,194,63],{}," : Donc pour toi, la question c’est pas de refuser l’IA en bloc, mais plutôt de choisir ce que tu veux déléguer, et ce que tu veux apprendre à faire toi-même.",[14,197,198,200],{},[24,199,57],{}," : Oui, c’est ça. Il y a des difficultés qu’on peut accepter de ne pas maîtriser à 100 %, et d’autres où on peut décider d’apprendre. On ne peut pas être parfait partout. Il faut aussi apprendre à relativiser.",[14,202,203,205],{},[24,204,63],{}," : Ok, très bien. Merci pour ta réponse, c’était pas évident à formuler non plus, donc merci d’avoir pris le temps d’y répondre. J’ai une autre question. Tu m’as déjà dit que c’était parfois difficile de faire passer cette approche auprès des entreprises, mais est-ce que, dans les campagnes que tu accompagnes, tu as remarqué un changement d’attitude vis-à-vis des clients finaux, du public, grâce à cette approche plus éthique ?",[14,207,208,210],{},[24,209,57],{}," : Pas forcément. Il y a deux temporalités différentes. Il y a d’abord le passage à l’action, et ensuite la manière dont on communique. Ce que je veux dire, c’est que certaines grandes entreprises, comme Total ou Enedis, ou même certaines compagnies aériennes, communiquent en disant qu’elles plantent des arbres, qu’elles aident la planète... et c’est là qu’on tombe dans le greenwashing.\nMoi, ce que je veux éviter, c’est ça. Je ne veux pas que \"communication responsable\" devienne une étiquette comme une autre qu’on colle partout. Pour moi, la communication responsable commence par le passage à l’action. Ensuite, on explique pourquoi on fait les choses.\nQuand je mets en place des actions avec une entreprise, ça se passe souvent en interne. Les équipes sont sensibilisées. Mais le public, lui, ne va pas forcément percevoir les changements tout de suite. Si une entreprise passe de sept publications par semaine à deux, ça ne saute pas aux yeux. L’audience ne se dit pas spontanément qu’il y a une stratégie derrière. Et comme ce sont des sujets peu connus, ça passe souvent inaperçu.\nC’est pour ça que je préfère d’abord agir, puis ensuite communiquer sur ce qui a été mis en place. Par exemple, expliquer qu’un audit a été fait sur le site internet pour en réduire l’impact, une fois que c’est fait. Mais tant que ce n’est pas raconté, ça ne se voit pas.",[14,212,213,215],{},[24,214,63],{}," : Oui, je comprends. Ça met encore plus en lumière à quel point c’est difficile de valoriser cette dimension responsable, même si elle est bien réelle. Et c’est d’autant plus important de bien doser. Il faut être cohérent et sincère, sans tomber dans l’effet vitrine.\nEt suite à tes expériences passées, est-ce que tu as une expérience positive à partager ? Un accompagnement qui t’a marquée, un bon exemple à mettre en avant ?",[14,217,218,220],{},[24,219,57],{}," : Oui. Ce que je retiens des meilleures collaborations, ce sont les entreprises qui sont curieuses, ouvertes à des sujets qu’elles ne maîtrisent pas encore, et qui acceptent de relativiser la place du digital dans leur activité.\nQuand je commence un accompagnement, je propose toujours un questionnaire stratégique pour comprendre où en est l’entreprise, ses objectifs, ses besoins. Et j’ai en tête une entreprise avec qui j’ai travaillé et qui m’a tout de suite dit : \"On est présents sur LinkedIn, mais c’est pas pour aller chercher des clients. C’est pour travailler notre image.\" Et pour le site internet : \"Oui, on veut potentiellement toucher de nouveaux clients, mais c’est pas le cœur de notre stratégie.\"\nJ’ai trouvé ça super sain. Aujourd’hui, beaucoup pensent que la présence sur les réseaux sociaux est indispensable pour vendre, alors qu’il y a plein de contre-exemples. Bien sûr, certaines marques percent sur Insta ou TikTok, mais c’est devenu de plus en plus difficile.\nIl faut comprendre que chaque canal a un objectif différent. Dans une de mes anciennes alternances, l’entreprise vendait des produits multimédia, comme des clés USB ou des souris. Elle faisait un bon chiffre d’affaires, mais grâce à un réseau de commerciaux très fort et une présence en grande distribution. Quand je suis arrivée, on m’a demandé de créer un compte Instagram et on m’a fixé des objectifs absurdes : 1000 abonnés en trois mois et +5 % de ventes. Mais ça ne marche pas comme ça.\nÊtre sur tous les réseaux sociaux, ce n’est pas toujours pertinent. Et il n’y a aucun lien automatique entre le nombre d’abonnés et les ventes. Le problème, c’est que tout le monde pense s’y connaître en communication, parce qu’on utilise tous Instagram ou Facebook. Mais faire de la com, c’est pas juste publier des posts. Il faut partir des objectifs réels, puis choisir les bons outils.\nL’entreprise dont je parlais a très bien compris ça. Elle est hyper réaliste. Elle a une vraie notoriété aujourd’hui, elle est rentable depuis le début, sans avoir investi massivement dans la communication. Il y a une vraie logique derrière, un sens du terrain. Et ce que je trouve fort, c’est que dans cette équipe de dix personnes, personne n’est expert en com. Et pourtant, elles ont compris l’essentiel. Juste du bon sens.",[14,222,223,225],{},[24,224,63],{}," : Et du coup, comment on peut répliquer ça auprès d’autres entreprises ? Comment diffuser cette approche plus consciente ?",[14,227,228,230],{},[24,229,57],{}," : Je pense que je suis un peu tombée sur une pépite. C’est assez rare.",[14,232,233,235],{},[24,234,63],{}," : Tu crois ? Peut-être que les jeunes entreprises sont plus ouvertes à ça aussi. J’ai l’impression que ceux qui se lancent aujourd’hui sont souvent plus jeunes. Je travaille au H7 à Lyon, c’est un incubateur, donc je baigne aussi dans cet univers start-up. Et il y a quand même cette envie de bousculer les choses. Même s’il y a encore beaucoup de projets tournés vers l’IA, évidemment.",[14,237,238,240],{},[24,239,57],{}," : Oui, dans l’univers start-up, il y a des projets porteurs de sens, innovants dans le bon sens du terme. J’en ai vu plein au Village. Je pense que plus de la moitié des start-ups avaient cette volonté de faire différemment. Mais la réalité, c’est qu’il faut faire rentrer de l’argent. Même si tu fais un produit éco-conçu, tout le reste du modèle doit être rentable. Il y a des enjeux de notoriété, de chiffre d’affaires, de rentabilité, de passage à l’échelle… Donc la communication responsable n’est clairement pas la priorité à ce moment-là.",[14,242,243,245],{},[24,244,63],{}," : Oui, je comprends. C’est bien, mais c’est trop tôt pour elles. A quel moment la communication responsable devient un enjeu ?",[14,247,248,250],{},[24,249,57],{}," : Pour moi, il faut déjà une certaine stabilité. Avoir des clients, une notoriété établie. À ce moment-là, la com responsable devient un prolongement logique de leur engagement. Mais au lancement, c’est normal de vouloir aller vite, de se faire connaître. Ce n’est pas incompatible, mais ce n’est pas leur priorité à ce stade.",[14,252,253,255],{},[24,254,63],{}," : Oui, ça a du sens. Dernière petite question : est-ce que tu as des ressources ou des outils à recommander ?",[14,257,258,260,261,266,267,272,273,277],{},[24,259,57],{}," : Oui, je t’enverrai le lien. J’ai créé ",[18,262,265],{"href":263,"rel":264},"https://resolute-parrotfish-3ad.notion.site/La-biblioth-que-partag-e-de-la-communication-responsable-13545eee9c7e80f798b5e7242795a40e",[22],"une bibliothèque sur Notion"," autour de la communication responsable. Elle est gratuite et ouverte à tous. Je l’ai construite parce que moi, je me suis formée en autodidacte. J’ai fait un master classique, mais tout ce que je connais sur la com responsable, je l’ai appris par moi-même.\nAu début, j’étais super enthousiaste parce qu’il y avait plein de ressources gratuites. Même ",[18,268,271],{"href":269,"rel":270},"https://communication-responsable.ademe.fr/",[22],"le livre de l’ADEME",", il coûte à peine 10 euros. Et puis j’ai commencé à mettre plein de liens en favoris… jusqu’à me retrouver avec un dossier “à lire” interminable. C’est difficile de trier, de prioriser.\nDu coup, j’ai fait ",[18,274,276],{"href":263,"rel":275},[22],"un espace Notion"," avec plein de thématiques et de ressources classées. L’idée, c’est d’aider les gens à s’y retrouver. Des amis à moi, anciens camarades d’école ou chargés de com, s’en servent aussi pour piocher des infos à leur rythme, selon les sujets qui les intéressent. C’est un bon point de départ, sans se sentir submergé.",[14,279,280,282],{},[24,281,63],{}," : Oui, je vois très bien. Il y a plein de ressources, mais il faut réussir à les trouver… et à s’organiser pour les lire. J’ai une liste d’articles non lus dans ma boîte mail qui grossit tous les jours. Je les lis quand j’ai un peu de temps dans le métro, mais sinon ça reste là, à attendre.",[284,285],"hr",{},[287,288],"br",{},{"title":290,"searchDepth":291,"depth":291,"links":292},"",2,[],"2025-04-27","Dans le cadre de mon mémoire, j’ai échangé avec Floriane Hurstel. Dans cet extrait, on parle d’éco-conception, de sobriété numérique, et de la manière dont Floriane concilie convictions écologiques et réalité des entreprises.","md",{},"/blog/sobriete-sens-et-strategie-le-regard-lucide-de-floriane-hurstel",{"title":5,"description":294},"blog/sobriete-sens-et-strategie-le-regard-lucide-de-floriane-hurstel","5sM7pM9XzZxVTLIEqN-eP_HR-olGvWOj_iDWzzniNng",1750142362091]